Mercredi, 14 Novembre 2018
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Association des DIrecteurs Comptables d'Etablissements Financiers.
Les métiers de la comptabilité

La profession comptable bancaire est un métier qui présente de nombreuses facettes réclamant chacune une expertise tout en n’ayant qu’un seul objectif : transmettre des états financiers, des déclaratifs et des reportings internes ou externes conformes à la règlementation tout en reflétant l’activité de l’établissement de telle sorte que le lecteur (manager ou contrôleur) prenne de bonnes décisions.
 
A ce titre, la comptabilité dans une banque couvre un champ d’intervention qui peut aller bien au-delà de la définition de cette fonction dans d’autres secteurs. C'est pourquoi cette fonction représente un pourcentage stable de la population de la banque (2 %) et est composée majoritairement de cadres (74.7 %)

Ces métiers sont accompagnés avec l'AFB et l'APEC par la Commission RH (voir page commission RH)

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Nous pouvons lister les domaines couverts par la comptabilité bancaire suivants :
 
La comptabilité « auxiliaire » : La plupart du temps, le comptable bancaire ne passe pas d’écritures journalières : en dehors de quelques factures de fournitures diverses ou d’immobilisations, les écritures journalières sont issues d’interfaces informatiques avec les outils de gestion des activités opérationnelles (back-offices marchés ou crédit, moyens de paiement et cartes…). Le rôle de la comptabilité est donc de récupérer l’information stockée dans ces outils et de la contrôler pour en vérifier l’exhaustivité et la qualité via le contrôle des interfaces de ces systèmes dans le système de comptable. Notamment le règlement  n° 97-02[1] modifié impose de justifier par une piste d’audit, statique a minima, tout ce qui est dans les comptes jusqu’au contrat unitaire et inversement. La mission de ces comptables est donc une mission de contrôle avant tout, d’interprétation et compréhension de l’enchainement des événements informatiques.
 
La comptabilité « générale » aussi nommée « synthèse et reportings » : établit le réalisé mensuel pour la direction générale afin qu’elle puisse avec les contrôleurs de gestion, vérifier le bon avancement des objectifs de l’exercice. Ce réalisé est étudié à deux niveaux :
  • le niveau « comptes individuels » pour les responsables opérationnels des entités concernées. Les règles comptables applicables à ces entités dépendent des règles de l’ANC[2] ou des règles comptables propres au pays d’implantation, et des normes IFRS du Groupe pour la liasse de consolidation La mission de ces comptables est donc une mission d’expertise comptable.
  • Le niveau « consolidé » pour les dirigeants du groupe qui doivent prendre les décisions stratégiques globales. Les règles applicables sont des règles de consolidation ou de centralisation s’il s’agit de succursales. C’est souvent l’entité ou le service « consolidation » qui établit ces reportings mensuels.
 
Le service « consolidation » : établit puis transmet le réalisé consolidé à la direction générale et aux principaux investisseurs qui assurent le refinancement de la banque via les publications ; cette publication des comptes doit respecter soit le règlement du CRC n° 99- 07 relatif à la consolidation des établissements de crédit en normes françaises, soit les normes IFRS si l’établissement est coté. De plus en plus de déclarations sont à transmettre consolidées à la Banque Centrale (COREP, FINREP...). Ce service est souvent chargé du reporting prudentiel consolidé.
 
Le service « reporting prudentiel » : élabore puis transmet le réalisé, des prévisions et des analyses de risques, à l’autorité de tutelle au format imposé.  C’est une publication externe mensuelle des comptes qui permet, à la banque, de maintenir l’autorisation d’exercer son activité de façon autonome et, à la Banque Centrale, de disposer d’informations suffisantes pour exercer ses missions. Les évolutions sont imposées par les régulateurs nationaux ou européens (via SURFI[3] en France, la CRD4[4] au niveau européen et enfin l’EBA[5], nouvelle autorité de normalisation). Ce service est en relation directe avec la filière risque de la banque car nombre d’informations transmises à l’autorité de supervision sont issues des systèmes d’évaluation des différents risques de l’établissement (risque de crédit, risque de contrepartie, risque de taux notamment).
 
Le service « normes  comptables et/ou prudentielles » : l’ANC propose des évolutions de normes comptables françaises qui auront des impacts sur les entités opérationnelles. L’IASB[6] déroule un calendrier de modifications profondes des normes IAS en normes IFRS.  Le législateur et les superviseurs ont modifié profondément le cadre règlementaire qui s’impose aux établissements en adoptant les nouvelles règles de Bâle III.
Ce service stratégique poursuit ainsi 4 axes d’orientations : assurer la veille réglementaire afin d’informer et d’alerter non seulement les services comptables mais aussi l’ensemble des autres directions de l’établissement, interpréter les textes en présentant des scénarios d’impacts pour l’établissement, se les approprier en les déclinant par des normes internes afin que les services les appliquent de façon homogène  et notamment les chefs de projets informatiques qui devront traduire ces évolutions dans les systèmes. Enfin, selon la taille de l’établissement, les membres de ce service participent activement aux groupes de place consultés sur les évolutions de normes.
 
Le service « maîtrise d’ouvrage » : tout ce qui vient d’être cité peut avoir des impacts très forts sur les systèmes informatiques depuis l’architecture elle-même (pistes d’audit et informations détaillées à respecter) jusqu’au traitement de l’information et la bonne marche des interfaces. C’est pourquoi, au sein de la comptabilité sont dédiés des chefs de projets informatiques capables de traduire les nouveaux besoins des comptables vis-à-vis des maîtrises d’œuvre, chefs de projets responsables des développements des systèmes eux-mêmes.
 
La comptabilité des opérations de marchés : la connaissance des instruments de marchés et notamment des nombreux instruments dérivés, conjuguée à la connaissance des stratégies liées à leur utilisation, trading ou couverture, sont indispensables pour comprendre l’activité et concevoir les schémas comptables à employer. Au sein de la direction comptable, certains comptables doivent acquérir une expertise spéciale dans ce type d’opérations, de montages ou de structures ad hoc.
 
Les grandes mutations de la profession comptable

L’expertise nécessaire à l’exercice de la fonction comptable (le savoir) a toujours été reconnue voire même a longtemps fait peur aux autres salariés bancaires qui n’optent pas en priorité pour une direction comptable dans le cadre de mobilité interne.
 
Le savoir-faire se conçoit comme l’ensemble des techniques de contrôle comptable comme pourrait l’exercer un expert-comptable ou un auditeur externe. Cette compétence suppose de mettre en œuvre des capacités d’analyse, de synthèse et de dialogue avec les autres services de la banque et l’informatique.
 
Le savoir-être a donc profondément changé puisque les comptables d’aujourd’hui doivent comprendre et parler anglais (ne serait-ce que parce que les normes IFRS sont exprimées en anglais), dialoguer avec tous les back-offices et services de la banque, avoir un charisme suffisant pour persuader les autres services (risques, contrôle de gestion notamment) du bien-fondé de leurs propositions dans l’interprétation des impacts des nouvelles normes comptables ou prudentielles et dans les impacts sur les systèmes d’information.
 
Dans le savoir-être, la direction comptable a pris une dimension d’organisation avec un concept de « juste à temps » en termes de livraison des différents reportings dont elle a la responsabilité.


[1] Du CCLRF (Comité Consultatif de la Législation et de la Réglementation Financières)
[2] Autorité des normes comptables
[3] Système Unifié de Reporting FInancier
[4] Capital Régulation Directive (norme européenne) transposée dans le cadre du règlement européen CRR (Capital Requirements Regulation)
[5] European Banking Authority
[6] International Accounting Standard Board
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